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 « Le fleuve et le golfe Saint-Laurent ont imposé aux navigateurs hauturiers des conditions de navigation des plus difficiles. Aujourd'hui encore, récifs et haut-fonds, courants et marées, brume et bancs de sable, demeurent l'apanage de cette voie navigable toujours soumis aux caprices de ses nombreux obstacles naturels. »

« La navigation demeurait toujours périlleuse dans les eaux du fleuve et du golfe Saint-Laurent. Le brouillard pouvait facilement masquer la présence d'une île, d'un récif ou d'un banc de sable, c'est pourquoi un naufrage demeurait toujours possible. »


Normand Lafrenière,   Gardiens de phare dans le Saint-Laurent: un métier disparu

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Une île de récifs
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L'Île-aux-Oeufs est située sur la Côte-nord du fleuve Saint-Laurent, entre Baie Comeau et Sept-Îles, à environ 40 km à l’est du phare de la Pointe-des-Monts. Plus précisément, l’île se trouve à 2 km du rivage, à environ 3 km à l’ouest du village de la Pointe-aux-Anglais et à près de 15 km à l’est (sud) du village des Îlets-Caribou. L’île fait partie de la MRC de Sept-Rivières et est située sur le territoire de la Ville de Port-Cartier. La Garde côtière canadienne est propriétaire de l’Île-aux-Oeufs, dont la longueur est environ de 1,4 km dans le sens nord-sud, alors que sa plus grande largeur atteint 400 mètres, pour une superficie totalisant 34 acres ou 18,7 hectares.

L’'île est entourée par de nombreux hauts-fonds et récifs, qui l'ont d'ailleurs rendue populaire auprès des marins, dont le récif de la Caye à Gagné et les récifs aux Cormorans. Ces derniers sont situés à quelques centaines de mètres au nord de l'île et sont constitués de six îlots et récifs. L'île se compose de rochers à faible relief ayant une altitude maximale de 10m par rapport au niveau marin.  «L'île est formée de roche granitique et composée de plusieurs corps insulaires détachées à marée haute, dont les deux principaux sont partiellement recouverts d'une forêt et de quelques arbustes... Au centre de l'île principale, essentiellement composée d'un substrat rocheux, deux plages sont présentes de part et d'autres.» Fiche #1. Île aux Oeufs.

«L'Île-aux-Oeufs étend sa longue carcasse granitique hérissée de quelques conifères, à deux milles environ, au large de la Pointe-aux-Anglais.»
Réjean Beaudin et Marc Brisson, L'Île-aux-Oeufs, un patrimoine maritime à découvrir, La revue d'histoire de la Côte-Nord, N.. 8, Mars 1988, pp. 30-31  «L'îlot est en travers du cours du fleuve et il doit à cette direction l'avantage de fournir un excellent abri pour les vaisseaux. Quel que soit le vent qui souffle, les navigateurs y trouve un havre sûr, soit d'un côté, soit de l'autre. Du côté est, il y a une batture tout le long de l'île. Mais à l'ouest, c'est une muraille coupée à pic où les flots viennent avec violence se briser.» Damase Potvin, Le Saint-Laurent et ses îles.

L’établissement d’un phrare à cet endroit visait donc à prévenir les navigateurs de la présence de l’île et des ces nombreux récifs dangereux.  Le premier phare a été construit en 1871 sur les plus hauts rochers de la pointe sud-est de l'île. À cet emplacement, la lanterne du phare atteint une hauteur de 25 mètres et projete sa lumière jusqu’à une distance d’environ 25 kilomètres. En 1955, dans le cadre d’un vaste programme d’amélioration et de standardisation des aides à la navigation, le ministère des Transports entreprend la construction d’un nouveau phare, une tour octogonale en béton d’une hauteur de 14 mètres, à une vingtaine de mètres à l’est du premier phare mais légèrement en contrebas sur les rochers de la pointe sud-est.

«L'Île mesure environ un mille de long par quelques arpents de large et est située à une mille et quart de la terre ferme. On y retrouve une petite forêt, quelques petits prés, et le rivage est formé d'anses, de havres, et surtout de rochers abruts: quelque chose comme l'île de Peter Pan! Chaque petit coin ou recoin porte un nom bien particulier pour ses habitants: le petit havre, l'anse de la glacière, l'anse des morts, l'anse du câble, le bout d'en haut, la cave dehors...»
L'Île-aux-Oeufs. Entre la légende et la vérité..., Laval Chouinard, La revue d'histoire de la Côte-Nord, No. 16, Mai 1992, pages 14-15.